vendredi, 04 octobre 2019 07:45

Le travail de rue se poursuit à Chambly

L’organisme communautaire POSA Source des Monts pourra poursuivre son programme de travailleur de rue en partie grâce à la récente contribution financière bonifiée de la Ville de Chambly, mais un besoin criant en effectifs reste à combler .

L’aide financière de la Ville de Chambly de 12 240 $ sera ajoutée à celle du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC), afin d’offrir les services d’un travailleur de rue pour l’année en cours.

Ce travailleur de rue agit à Chambly auprès des jeunes les plus vulnérables en les guidant vers les ressources d’aide appropriées, vers un hébergement d’urgence ou simplement en offrant un service d’écoute.

La directrice de POSA, Sandra Bolduc, se dit très heureuse que Chambly contribue à ce service, mais estime que les besoins de la Ville en travailleurs de rue sont plus grands que ce qu’elle peut offrir actuellement.

« Un seul travailleur à temps plein comme ça est constamment débordé par le nombre d’interventions à faire. Pour bien répondre aux besoins de la Ville, il faudrait au moins avoir assez de fonds pour engager un deuxième travailleur. C’est impossible avec le financement actuel », expliquait Mme Bolduc en entrevue.

Le deuxième travailleur souhaité par la directrice de POSA serait idéalement un travailleur de milieu. Il se distingue du travailleur de rue par le fait qu’il peut aussi aider les personnes adultes et qu’il fait un travail supplémentaire de prévention auprès des communautés de jeunes.

L’organisme offre aussi ce service dans les municipalités avoisinantes qui le désirent et qui sont prêtes à mettre la main à la pâte financièrement. POSA est toutefois présent pour le moment qu’à Chambly et à St-Jean-Sur-Richelieu, dont les besoins sont aussi importants.

Le conseil de Ville semblait unanimement en faveur de cette aide financière. « Je suis bien d’accord à ce qu’on bonifie cette enveloppe budgétaire parce qu’on aide nos jeunes à Chambly. C’est important qu’ils soient supportés parce qu’il y a tellement de problèmes possibles, alors je suis entièrement d’accord avec ça », a exprimé le conseiller indépendant Luc Ricard, au moment où l’aide financière a été adoptée. 

Félix Lebel