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jeudi, 20 décembre 2018 08:27

Rejet de la plainte de la Ville de Chambly au Conseil de presse contre Radio-Canada

Le Conseil de presse du Québec disculpe Radio-Canada des accusations portées par l’administration chamblyenne de « sensationnalisme » et de « manque d’indépendance », tout en rappelant à la Ville l’importance, pour le public, d’avoir accès à l’information provenant des séances publiques.

Rejet de la plainte du directeur général de Chambly

Le directeur général de la Ville de Chambly avait déposé une plainte auprès du Conseil de presse, le 17 janvier dernier, reprochant à Radio-Canada d’avoir utilisé un titre « qui ne reflète en rien le sujet traité » d’un article publié sur son site internet.

Ce dernier, intitulé « Chambly : une séance du conseil municipal sous surveillance policière », faisait état alors de l’interdiction totale de capter des images des assemblés publiques du conseil de Ville. Le tribunal d’honneur des médias a statué que le titre n’était pas sensationnaliste, car il ne constituait pas une distorsion ou une « exagération abusive » des faits: il y avait bel et bien deux agentes de police présentes pour faire appliquer le règlement.

Michel Larose, directeur général de chambly

Le directeur général accusait aussi la société d’état d’avoir manqué d’indépendance dans son travail en utilisant la photo d’un citoyen, publiée sur les réseaux sociaux, alors que la captation de celle-ci contrevenait au règlement municipal. Ce faisant, la Ville accusait Radio-Canada de faire « la promotion de la désobéissance civique » en plus de se faire « complice en ne respectant pas [...] le règlement ».

Le Conseil de presse rejette complètement ce grief, évoquant que la diffusion d’une photo publique n’enfreint pas le code déontologique des journalistes et ne constitue pas en soi une incitation à la désobéissance civile.

Le caractère public des séances du conseil

L’organisme privé a aussi voulu rappeler à la Ville le caractère public des séances du conseil et que les journalistes, en captant les images de ces rencontres, « exercent leur travail fondamental d’informer les citoyens ».

Depuis mai, il est maintenant possible pour les médias d’information de diffuser les images du conseil municipal, mais ce droit n’est pas étendu aux citoyens, qui eux, sont passibles d’une amende de 149 $ en cas d’infraction au règlement municipal.

Félix Lebel