jeudi, 19 septembre 2019 07:55

Le Bloc Québécois voudrait interdire les insecticides tueurs d’abeilles

Yves-François Blanchet en compagnie de candidats bloquistes. Yves-François Blanchet en compagnie de candidats bloquistes.

Le candidat dans Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet a annoncé mercredi sa volonté de progressivement interdire les néonicotinoïdes et instaurer des mesures de soutien aux agriculteurs pour assurer la transition.

Utilisée principalement en agriculture pour faire face aux insectes ravageurs, la famille d’insecticide des néonicotinoïdes a été pointée du doigt dans les dernières années comme étant responsable de la diminution marqué de la population d’abeille dans le monde. Les conséquences d’une telle baisse auraient un impact sur la biodiversité et l’agriculture à travers le monde.

Sur une période de quatre ans, le Bloc Québécois s'engage donc à proposer l'idée d'une enveloppe de 300 millions de dollars pour financer la recherche et la transition pour les producteurs agricoles qui ont besoin d’un contrôle des insectes ravageurs.

« Nous devons changer et nous n’avons plus le luxe d’attendre. Avec des investissements massifs en recherche et un soutien adéquat de nos producteurs agricoles, nous mettrons en place les conditions nécessaires pour développer l’agriculture de l’avenir », a expliqué Yves-François Blanchet lors de son point de presse mercredi à Saint-Mathias-Sur-Richelieu.

Les conséquences des insecticides de la famille des néonicotinoïdes ont aussi une portée dans les eaux québécoises.

C’est ce que le ministère québécois de l’Environnement a détecté, dans une étude menée entre 2015 et 2017, où plus de 79% des échantillons d’eau recueillis comportaient des traces de cet insecticide à un niveau considéré comme dangereux pour la protection des espèces aquatiques.

L’idée du Bloc Québécois ne fait pas figure d’exception alors que l’Union européenne a déjà interdit la substance toxique à cause de ses effets dévastateurs sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques.

Sans l’interdire, Santé Canada n’as que restreint son utilisation à certaines étapes de floraison pour diminuer l’effet sur les abeilles. 

Félix Lebel