vendredi, 07 septembre 2018 09:00

Les candidats débattent devant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bassin de Chambly

Francis Vigeant (QS), Christian Picard (PQ), François Villeneuve (PLQ), Brigitte Dionne (présidente de la CCIBC), Serge Gélinas (directeur général de la CCIBC) et Jan-François Roberge (CAQ). Francis Vigeant (QS), Christian Picard (PQ), François Villeneuve (PLQ), Brigitte Dionne (présidente de la CCIBC), Serge Gélinas (directeur général de la CCIBC) et Jan-François Roberge (CAQ). CCIBC et LumaStudios.

C’est le jeudi 6 septembre au restaurant Fourquet Fourchette qu’a eu lieu le débat des candidats aux élections provinciales du 1er octobre prochain pour la circonscription de Chambly. Organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bassin de Chambly (CCIBC), les représentants de la Coalition Avenir Québec (CAQ), du Parti Québécois (PQ), du Parti Libéral du Québec (PLQ) ainsi que de Québec Solidaire (QS) ont expliqué à tour de rôle en quoi leur programme électoral répondrait aux préoccupations des membres du CCIBC. Les quatre questions soumises aux candidats concernaient le développement économique, la congestion routière, le soutien à l’achat local et enfin la pénurie de main-d’œuvre à laquelle ils font face.

Des solutions variées, mais un consensus sur la présence des enjeux

Se présentant comme une personne « pragmatique », François Villeneuve, candidat du PLQ, a souligné le bilan de son parti en matière d’économie. Lui-même ayant un bagage en commerce de détail, il s’est dit prêt à « travailler avec les instances locales » afin que celles-ci soient « parties prenantes des décisions. » Bien qu’il reconnaisse d’emblée les enjeux environnementaux et les problèmes de mobilité, il avance qu’il ne faut pas proposer des « solutions faciles et cutes », mais regarder les choses dans l’ensemble et revoir « nos façons de vivre ». L’achat local passe par le développement d’une offre unique, car, « on ne peut pas forcer les gens. Il n’y a pas de solution miracle » conclut-il.

Parlant d’une élection « historique » parce que « pour la première fois en 40 ans elle ne se joue pas sur la question oui/non », le député sortant de la CAQ, Jean-François Roberge, souhaite que le Québec voie grand. Il a souligné l’importance de mieux soutenir et former les jeunes tout au long de leur parcours scolaire afin qu’ils aient en poche un diplôme leur permettant d’accéder à un emploi. Il a parlé de la difficulté qu’a le Québec de retenir les immigrants. Pour lui, la solution aux problèmes de congestion passe autant par l’élargissement des voies existantes que par le transport collectif. « Les deux ne sont pas en opposition. Il faut que les axes routiers suivent le développement qui a déjà eu lieu » explique-t-il. Le programme de son parti propose que les institutions gouvernementales telles que les cafétérias scolaires ou les hôpitaux s’approvisionnent localement, ce qui aurait pour effet de « donner l’exemple ». Il a souligné son bilan en tant que député où il a soutenu les efforts de la CCIBC dans le développement de son programme de soutien à l’achat local.

Christian Picard du PQ se présente comme un « gars d’ici ». Lui-même ancien membre de la CCIBC, il a maintes fois parlé de son projet de tramway électrique sur le boulevard Périgny à Chambly. Ce projet d’envergure aurait pour effet de stimuler le développement économique en favorisant l’achat local, car contrairement au REM, que monsieur Picard et son parti dénoncent, le tramway passerait au cœur de la ville. Il aurait aussi un impact beaucoup plus grand sur la congestion routière. Il propose de combiner ce projet avec des voies réservées au covoiturage sur l’autoroute 30 et la route 112. Une application mobile payante récompenserait les usagers qui feraient du covoiturage. Il a souligné que les wagons du REM seront construits en Inde alors que son projet de tramway serait construit au Québec et aurait pour but d’encourager l’économie locale.    

Admettant qu’il s’adressait à un auditoire qui ne représentait peut-être pas sa base électorale, Francis Vigeant de QS pense qu’il est temps que le Québec élise un parti qui propose des idées nouvelles, car « nous sommes au bord d’une crise mondiale autant économique qu’environnementale. » Il croit qu’il est temps de faire « un constat d’échec » et de « prendre un virage majeur qui favorisera la population et non plus les oligarques ». Selon lui, le développement économique du Québec passe par le soutien aux agriculteurs et l’augmentation du salaire minimum à 15$ dès mai 2019. Il propose aussi d’étendre les propositions de transport collectif à la couronne des municipalités qui bordent la rivière Richelieu et le Bassin de Chambly. « Quand j’étais au secondaire et que j’habitais Saint-Mathias-sur-Richelieu, je savais qu’il ne fallait pas que je me fasse un ami à Beloeil. Je ne pouvais pas aller chez eux! » déclare-t-il.

L’ordre des allocutions fut décidé par un tirage au sort pour chacune des questions. Les questions n'étaient pas connues des participants avant l’évènement. Ceux-ci disposaient d’un temps de réponse de deux minutes par questions. Ils ont aussi eu droit à un temps de trois minutes pour se présenter et à une allocution de clôture de trois minutes également.

Marie-Eve Ducharme