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mercredi, 19 janvier 2011 00:00

Meurtre de Lyne Massicotte : la victime étranglée et ensuite violée

Alain Perreault aurait étranglé et tenté ensuite de violer le cadavre de la Chamblyenne Lyne Massicotte le 17 juillet 2003 pour finalement se débarrasser du corps sur la Rive-Sud de Québec, près du fleuve. C’est ce que la procureure de la Couronne, Me Lyne Morais, compte prouver au procès de l'homme de 48 ans qui s’est ouvert lundi au palais de justice de Québec. Il est accusé de meurtre prémédité.

Manon Lessard, une collègue de la Banque Nationale de Chambly et amie de la victime ainsi que Francine Massicotte, sœur de la défunte, ont témoigné lors de cette première journée de procès. Toutes deux ont affirmé avoir parlé à Alain Perreault au téléphone. Pour Manon Lessard, qui gardait la fille de 13 ans de Lyne Massicotte cette journée-là, elle s’est rapidement rendu compte que quelque chose n’allait pas. C’est en larmes qu’elle a relaté l’inquiétude qui l’avait alors envahie: « Je lui ai demandé de me laisser les coordonnées de l’homme chez qui elle s’en allait. J’ai vu sur mon afficheur qu’elle m’avait appelée de chez lui, durant l’après-midi, et je savais qu’elle était arrivée. Mais à 22 h 30, je n’avais pas encore de ses nouvelles et j’étais inquiète. J’ai décidé de téléphoner chez Alain Perreault pour me faire dire par lui qu’elle était partie chercher des cigarettes vers 18 h 30 et qu’il ne l’avait pas revue. C’était impensable. J’ai tout de suite pensé qu’il était arrivé quelque chose de grave à Lyne... »

Ne croyant pas l'individu, l'amie de la victime communique avec Francine, la sœur de celle-ci, lui disant croire qu'il est arrivé quelque chose de grave à Lyne. À son tour, Francine Massicotte appelle Perreault pour recevoir la même réponse que Mme Lessard. « T’as pas encore retrouvé ta sœur? Ça commence à m’inquiéter moi aussi », lui aurait-il déclaré le jour suivant. Lui laissant d’abord le bénéfice du doute, Francine Massicotte a finalement eu la certitude que l’homme lui avait menti quand, trois jours plus tard, elle a vu la voiture de la disparue, que les policiers avaient remisée après sa découverte près du Château Frontenac, avec trois contraventions dans le pare-brise, la première datant du matin du 18 juillet 2003. « Le siège du conducteur était reculé, c’est sûrement pas Lyne qui l’a conduite en dernier. (...) Lyne avait une maladie congénitale et les médecins l’avaient opérée pour lui implanter une colonne vertébrale artificielle. Elle n’avait pas de chance de se défendre ou de riposter », a-t-elle ajouté.

Hier, un policier spécialiste en identité judiciaire a livré son témoignage. Le spécialiste a notamment dévoilé des photographies de l'appartement de l'accusé où Lyne Massicotte aurait été assassinée. Peu d’indices auraient été laissés sur place.

Le procès fort attendu d'Alain Perreault, présidé par le juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure, est d'une durée prévue de trois semaines. Rappelons que la victime, Lyne Massicotte, est disparue à l’été 2003. Alain Perreault serait le dernier à l’avoir vue vivante. La femme de 43 ans était venue le rencontrer chez lui, dans le quartier Limoilou à Québec, après l’avoir connu sur Internet. Durant plus de 6 années, Perreault, le principal suspect dans cette histoire, est demeuré en liberté. Il a finalement été arrêté par les policiers en janvier 2010.