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vendredi, 17 septembre 2010 01:00

Un colisée, une crise politique

Si j’étais Stephen Harper, je commencerais à réfléchir à la manière dont je vais régler l’épineux dossier du financement du futur Colisée de Québec car cette histoire commence à se transformer en un sujet hautement politique.

Alors que certaines villes des autres provinces du pays commencent à jalouser l’efficacité du maire Labaume de Québec, la population, elle, commence à être piquée au vif.
Que le gouvernement du Québec nous rentre de force la loi C-73, permettant aux immigrants et aux francophones d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise non subventionnée, la population s’énerve. Que le cirque de la commission Bastarache, comme dirait Marc Bellemare, nous arrache un certain cynisme face à la chose politique, ça va encore, mais que l’on touche à la sacro-sainte ferveur du hockey, là, il y a des limites!
Ajoutez à cela, le Parti Québécois qui a allumé un feu en insinuant que le Canadien de Montréal représente dignement les fédéralistes en n’ayant pas suffisamment de joueurs francophones dans son équipe et boum! Les passions se déchaînent!
Harper devrait savoir que le hockey et les Québécois, ce n’est pas une simple histoire d’amour, mais bien une intense et puissante passion. Plusieurs historiens considèrent que l’émeute du Forum de Montréal en 1955 a été le départ de la révolution tranquille alors que d’autres notent que le référendum très serré de 1995 est survenu après la conquête de la coupe Stanley. Cette conquête où plus d’une dizaine de joueurs étaient francophones.   Est-ce que hockey et nationalisme feraient vibrer les mêmes cordes? Si j’étais Pierre-Karl Péladeau, je sourirais et je regarderais mes projets se réaliser.