La CSST a été également saisie de l’affaire le 22 novembre dernier puisque le congédiement a eu lieu durant un congé de maladie de l’ancien directeur général.
Monsieur Lacroix qualifie le contenu de la résolution de la Ville sur son congédiement adoptée le 19 novembre 2013 en séance spéciale de : « scénario insensé, monté de toutes pièces afin de tromper le public. On vise ici à cacher par des calomnies, les réelles motivations de l’administration de Denis Lavoie. Ce dernier désire à tout prix ternir ma réputation et prendre des mesures de représailles contre moi, puisque j’ai osé accomplir mon devoir et collaborer lors d’une intervention des enquêteurs de la commission Charbonneau ».
« La décision de la Ville de Chambly est contraire à la loi et abusive puisqu’elle constitue une mesure prise en réaction à l’exercice de mon recours à la CSST qui implique des révélations de faits et d’agissements gênants, se rapportant au maire de Chambly Denis Lavoie », a-t-il ajouté.
De son côté, toujours sans nommer M. Lacroix, Denis Lavoie, maire de Chambly, affirme que l’avis juridique dont la municipalité dispose sur ce congédiement est étoffé et qu’il ne craint pas les possibles recours de l’ancien employé.
On se souviendra qu’au cours de la dernière campagne électorale, Jean Lacroix, qui était en arrêt de travail depuis 10 mois, s’était adressé à une journaliste du Journal de Montréal afin de lui divulguer les résultats de ses enquêtes sur différents contrats. Selon lui, plusieurs extras non justifiés (près de 800 000 $) avaient été accordés par Chambly, alors que Denis Lavoie était en poste. Denis Lavoie s’était défendu en affirmant avoir confiance aux ingénieurs qui lui recommandaient d’autoriser ces travaux. Une longue enquête administrative qui s’est déroulée à la municipalité ainsi qu’un avis juridique ont permis à la Ville de mettre fin à l’emploi de M. Lacroix la semaine dernière.