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  • mardi, 07 février 2023 06:00 | Publié dans la rubrique Manchettes locales

    Plusieurs arrestations dans le cadre du projet Atome

    Plusieurs arrestations dans le cadre du projet Atome

    Les enquêteurs de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent informent la population qu’ils ont procédé à l’arrestation de trois hommes et deux femmes de 18 à 22 ans concernant du trafic de cannabis et de stupéfiants sur les territoires de Chambly et Marieville dans le cadre du projet Atome.

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Démolition de la maison Boileau: la Ville de Chambly n’a pas averti Hydro-Québec

jeudi, 17 janvier 2019 07:27

 

Le 22 novembre dernier, la Ville de Chambly a entrepris les travaux de démolition de la maison Boileau sans faire débrancher préalablement le bâtiment du circuit électrique d’Hydro-Québec, ce qui aurait pu mettre en danger la sécurité des travailleurs ou provoquer un incendie.

Des étincelles produites par le circuit encore alimenté auraient provoqué l'arrêt des travaux, et c’est seulement à ce moment-là que la demande aurait été faite auprès d’Hydro-Québec qui est venu le lendemain procéder au débranchement. Ces informations sont confirmées dans des documents fournis par la société d'État et obtenus grâce à la loi d’accès à l’information. On y apprend aussi que la Ville de Chambly admettait avoir «oublié» de faire la demande pourtant obligatoire.

 

Le directeur général de la Ville, Michel Larose, confirme ne pas avoir été au courant de la présence d’électricité dans la maison lorsqu’il a pris la décision de la faire démolir. « Tout ceci est inhabituel parce que normalement ça aurait dû être fait », ajoutait-il en entrevue au journal.

 

« Empressement injustifié »

Cette possible négligence s’inscrit, selon plusieurs citoyens, dans une série de décisions prises dans un empressement « injustifié ». Selon M. Larose, le choix de la démolition avait été pris pour des raisons « d’urgence d’agir pour la sécurité du public », car la maison était dans un état tel, « qu’elle aurait pu tomber n’importe quand ».

 

Pourtant, «l’urgence» dont la municipalité se prévalait se basait uniquement sur des rapports d’architectes qui dataient majoritairement de plus d’un an. Bien que la vétusté et des problèmes structuraux majeurs y étaient évoqués, le plus récent rapport (décembre 2017), ne recommandait pas la destruction du bâtiment, mais déclarait plutôt que « les coûts des réparations seraient largement plus haut que ceux évalués précédemment ».

 

En conférence de presse le 27 novembre dernier, le directeur général confirmait avoir ordonné la démolition ainsi que d’avoir commandé la location de l’équipement lourd, la veille seulement.

 

Notons qu’aucun élu n’avait été préalablement averti, sauf le maire Denis Lavoie, dans une lettre datée du 8 novembre, soit deux semaines avant la démolition. Le maire suppléant, Jean Roy, a, quant à lui, déclaré le 4 décembre dernier avoir été mis au courant seulement la journée même.

 

Sans requête ni permis

La loi sur les affaires municipales et habitations prévoit que dans des cas « d’urgence exceptionnelle », une requête peut être entendue à la Cour supérieure, et que cette dernière peut ordonner la destruction d’un bâtiment pour des raisons de dangerosité. La Ville n’aurait ni entrepris cette démarche ni suivi son propre règlement municipal qui oblige l’obtention d’un permis de démolition.

 

Rappelons que la maison Boileau, construite en 1820 et ayant abrité le député, notaire et patriote René Boileau, fut détruite à la surprise générale le 22 novembre dernier. Cette décision avait provoqué un véritable mouvement de contestation citoyenne à Chambly.

 

Félix Lebel