×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 64
 
  • samedi, 03 janvier 2026 14:12 | Publié dans la rubrique Manchettes locales

    Incendie mortel à Marieville

    Incendie mortel à Marieville

    Dans la nuit du 2 janvier, les services d’urgences ont été dépêchés au 667 rue Sainte-Marie à Marieville pour un incendie dans un immeuble multi logements.

     

    À l’arrivée des pompiers, ils ont constaté que le feu était généralisé et une tactique défensive a été adoptée en raison de l’intensité de l’incendie et du froid important.

     

    Les autorités confirment que l’incendie a malheureusement fait deux victimes. Une troisième locataire et a été prise en charge par les services ambulanciers, mais on ne craint pas pour sa vie.

     

    « Les conditions climatiques très rigoureuses et l’intensité de l’incendie à notre arrivée ont rendu l’intervention particulièrement complexe. Le soutien de ressources provenant d’autres casernes de la région a été essentiel pour maîtriser le sinistre. Je remercie sincèrement les équipes des casernes 50 et 54 de Marieville et Sainte-Angèle-de-Monnoir, ainsi que celles de Richelieu, Saint-Mathias, Rougement et Saint-Césaire, sans oublier l’ensemble des intervenants d’urgence, pour leur collaboration et leur professionnalisme. » Le directeur du Service de sécurité incendie, M. Éric Savard.

     

     

    La Sûreté du Québec est responsable de l’enquête.

     

    Texte de Mathieu Tye

vendredi, 13 février 2015 08:11

Umberto Cesari : autre chose à offrir que du Liano

Tout amateur de vin Québécois connait le fameux Liano. Personnellement, pour moi, il entre dans la catégorie des Apothic Red et des Ménage à trois de ce monde : ce sont des portes d’entrée vers mieux, beaucoup mieux. Le producteur italien d’Émilie-Romagne, Umberto Cesari, sait faire ce vin grand public mais également d’autres. J’ai eu la chance, en novembre dernier, d’assister à une soirée organisée par La Tomate Blanche, restaurant italien du Quartier Dix-30. Accords mets et vins étaient proposés à plus d’une centaine de convives.

 

D’abord servi au cocktail, le Procecco Lovia, ce vin mousseux, léger et floral, était bien honnête. En entrée, le Risotto à la courge, pancetta et effiloché de lapin était accompagné du Liano Bianco 2012. Cet assemblage de Chardonnay et de Sauvignon blanc était idéal avec cette délicieuse entrée. La richesse du Chardonnay, combiné à la vivacité du Sauvignon dynamisaient le risotto.

Le plat principal, une côte de cerf en croûte de cacao café, était servi avec trois vins rouges. Le Riserva 2011 (Sangiovese), le Tauleto 2008 (Sangiovese grosso et Bursona Longanesi) et le Tauleto 2004. Avant de recevoir notre assiette, nous avons procédé à une première dégustation. Le Riserva 2011 était léger, fruité, jeune et rafraichissant. Ses tanins présents mais fondus étaient très agréables.

Le Tauleto 2008 était beaucoup plus ferme. Sa charpente, ses tannins un peu trop présents et son boisé peu subtil révélaient un vin de bonne qualité mais trop jeune. Le Tauleto 2004, lui, était ouvert comme une fleur. Son équilibre était presque parfait. Juste assez de moelleux, d’acidité et de tannins. Ses arômes boisées laissaient place à des effluves d’évolutions telles que le cuir et le musc. Les petits fruits étaient toujours présents. Sans hésitation, le Tauleto 2004 remportait la palme de la soirée. Toutefois, l’accord avec le cerf bien saignant nous indiqua autre chose. Si le Riserva s’effaçait au contact de cette viande rouge et gouteuse, il en était presque de même avec le Tauleto 2004. Quoi? Non? Quelle tristesse que de perdre cet excellent vin au contact de la viande. J’ai dû me rabattre sur l’austère Tauleto 2008. C’est à ce moment que la révélation a eu lieu. Il fallait un vin avec toute cette charpente pour accompagner une viande aussi savoureuse. Ses tannins accentuaient le goût du sang. La croûte de cacao café s’harmonisait fabuleusement aux arômes de vanilles et de bois.

Ce genre de constat arrive régulièrement quand on s’applique à déguster des vins. Certains sont parfaits à boire seuls alors que d’autres se dévoilent dans toute leur finesse au contact d’un aliment bien choisi. C’est pourquoi il faut toujours faire preuve d’ouverture dans ce domaine.

Comme si cette soirée n’était pas déjà superbe, j’ai eu la chance d’être l’heureuse gagnante d’un Jéroboam (3 litres) du Tauleto 2003. Je ne l’ai pas encore dégusté. Toutefois, vu la maturité du 2004, je devrai le boire cette année au plus tard si je veux profiter pleinement de ce qu’il a à offrir. Chance quand tu nous tiens!

Par Guylaine Lebel